J'ai participé aujourd'hui à la 10ème édition francilienne de l'école de l'innovation.
Initiée par l'ANRT (L'Association nationale de la recherche et de la technologie) et organisée en collaboraton avec Cap Digital et l'agence de développement Val-de-Marne, l'école de l'innovation a pour mission de créer des liens entre entrepreneurs et chercheurs, afin de déboucher sur des programmes d'innovation collaboratifs et européens.
Voici quelques-uns des intérêts que l'on peut retirer, en tant qu'entrepreneur, d'une collaboration avec des organismes de recherche, dans le cadre de projets d'innovation en consortium (incluant plusieurs partenaires : laboratoires, PME, grands groupes) :
- Accroître considérablement son potentiel d'innovation : seule, une PME n'a pas toujours les moyens de créer des innovations de rupture. L'accès à des partenariats et financements européens est un sésame pour l'innovation.
- Maintenir son avantage concurrentiel : la startup va pouvoir s'appuyer sur un réseau de chercheurs et de partenaires européens pour mener des projets d'innovation ambitieux, à même de maintenir la compétitivité de la firme sur la scène internationale.
- Accroître la performance du personnel technique : Nos ingénieurs pourront se former et apprendre des travaux collaboratifs menés avec les laboratoires, consortiums...
- Renforcer ses ressources humaines à moindre coût :des aides à l'embauche existent pour certains profils. Les frais liés au recrutement d'un doctorant (salaires, coûts de formation) sont par exemple rembourser à 200% ! (oui oui on gagne de l'argent).
Toutefois, tout n'est pas beau dans le meilleur des mondes, et voici quelques contraintes à prendre en compte :
- Etre conscient des délais : monter un projet collaboratif européen et obtenir des financements prend du temps. Les appels à projets ont lieu à dates fixes. Il faut généralement compter 12 mois pour construire et financer un projet européen.
- Etre conscient de l'investissement : Même si la PME n'est généralement pas le pilote de tels projets, de son implication dépend les bénéfices qu'elle en retirera. Collaborer sur un projet d'innovation prend du temps.
- Border la propriété intellectuelle : avant de démarrer un consortium, il est important de bien définir les règles du jeu avec les différents acteurs (PME, grands groupes, laboratoires) en matière de PI. Un accompagnement est bien entendu envisageable.
- Certains mécanismes de financement restent lourds pour les PME : il existe des solutions de financement / remboursement des dépenses liées à l'innovation. Toutefois, il s'agit souvent d'avances remboursables. Le rêve pour les grands groupes / le cauchemar des PME - startup qui n'ont pas de trésorerie.
Ces listes sont loin d'être exhaustives, la journée a durée 9 heures, articulée autour de 8 modules...
Ce sont toutefois les informations marquantes que j'ai retenues, sur un sujet dont je ne suis pas familié.
L'école de l'innovation a tout de même le mérite de travailler sur une problématique majeure, longtemps vu comme une fatalité : la collabotation chercheurs / entrepreneurs. Cela permettra je l'espère de libérer les énergies créatrices et de faciliter la mise sur le marché d'innovations issues de la recherche publique-privée.
Un deuxième rendez-vous est ensuite prévu pour rencontrer des chercheurs, sous la forme d'un entretien individuel, destiné à échanger sur ces projets et entamer le dialogue en vue d'une collaboration potentielle.
L'Europe semble se doter de structures concrètes pour engager le développement de projets d'innovation ambitieux qui ont pour objectif d'impacter directement les PME, en déployant des innovations de rutpure, à même d'accroître durablement leur compétitivité.
Peu importe le stade de développement de votre projet (phase R&D, lancement, développement), se rapprocher de l'école de l'innovation est judicieux, ne serait-ce que pour s'insérer dans le réseau et s'ouvrir à des opportunités.
Plus d'infos sur le site de l'ANRT