Des projets qui se concrétisent lentement. Des mails laissés sans réponse pendant plusieurs semaines...
C’est en tout cas un « obstacle » que je rencontre et que je trouve frustrant.
Par nature, l’entrepreneur souhaite bousculer l’ordre établi, remettre en cause les situations et changer son environnement.
Le problème, c’est qu’il est le plus souvent le seul à vouloir cela…
Que l’on soit créateur d’entreprise ou « Intrapreneur » (salarié «entrepreneur ») il n’est pas simple de faire bouger les choses.
L’entrepreneur qui démarre évolue dans une situation précaire : peu de moyens, pas de salaire, une idée en tête… Il n’a qu’une envie : sortir son premier produit, convaincre ses premiers clients et nouer des partenariats clés (distribution, communication…).
A l’inverse, les institutions, grands groupes et clients qui sont en face de lui ne l’on pas attendu pour se développer. Ils gèrent leurs actions suivant le plan de développement fixé, parfois de manière routinière et procédurière.
L’entrepreneur arrive avec une offre nouvelle et doit prendre le train en route ... qui n’a pas prévu de s’arrêter.
Alors comment gérer l’inertie et éviter de « mourir » d’impatience ?
Je n’ai pas encore trouvé de solution toute faite. En revanche, je commence à dégager quelques points de méthode pour mieux appréhender cette situation.
Voici 6 pistes pour mieux gérer l’inertie :
- Cibler les projets : Ne pas se disperser. Définir les résultats que nous souhaitons atteindre pour chacun des projets. Engager ceux qui apportent une vraie plus value et qui servent la stratégie globale.
- Utiliser la méthode de la « première action » : David Allen nous enseigne cette méthode d’organisation dans son livre « Getting things done ». Pour qu’un projet avance concrètement, il faut définir la première action physique à accomplir (ex : envoyer un mail à Matthieu). Ensuite, l'action est inscrite « en attente » (attendre la réponse de Matthieu). Si vous avez réalisé la première action et que vous attendez la réponse pour avancer, il ne sert plus à rien de vous "miner" avec ce projet. Notez une date de relance et passez à autre chose.
- Etre combatif : c’est une des qualités premières de l’entrepreneur. La pugnacité finit par payer.
- Etre optimiste : Arborer un comportement résolument optimiste et se projeter dans la situation de réussite (méthode souvent utilisée en coaching).
- Aller au contact : rien de mieux que de rencontrer personnellement les gens pour faire avancer concrètement les choses. Un projet avancera plus vite une fois le lien physique établi avec son interlocuteur. Il est plus facile de convaincre en face à face et de susciter l’envie du côté d’un partenaire potentiel.
- Etre concret : fixer rapidement les objectifs du "partenariat", la prochaine étape à valider, la "première action à réaliser" et une date. Il est frustrant et inutile de ressortir d'une réunion ou d'un entretien et d'être dans l'expectactive. La magie n'existe pas...rien ne se produira.
Amis entrepreneurs, êtes vous confrontés à l’inertie ?
Quelles sont vos méthodes pour y faire face ?


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